En quelques mois, le maire de Longueau a dessiné les contours de sa politique. Après l'accueil en mairie fermé au public les mercredis après-midis, après la décision de ne plus accepter d'enfants de moins de 3 ans à l'école, c'est maintenant au tour des personnes vulnérables d'être la cible de la municipalité.aide à la personne

 

En effet, dans notre second tract distribué à la population, nous vous avons alertés sur les risques de la privatisation de l'aide à la personne âgée. Pour le Conseil d'Administration du CCAS, c'est chose faite (notre élue s'est abstenue à défaut d'avoir suffisamment d'éléments) !

Comment expliquer que la petite centaine de bénéficiaires de l'aide à la personne soit ainsi livrée aux organismes privés ? Comment accepter que les bénéficiaires aient une augmentation tarifaire de ce service ?

C'est un choix politique de donner au privé des services publics.

Sur les 100 bénéficiaires actuels de ce service public qu'est le CCAS :
40 % paient plein tarif et n'ont pas d'aide du département, ni de la CAF, ni des mutuelles, ni des organismes de retraite ou d'action sociale.... Cela leur revient à un peu moins de 18€ de l'heure.
60 % ont une aide et leur reste à charge avoisine les 0€.

Avec les autres organismes privés :
pour les 40%, l'augmentation horaire serait équivalente à 6€ de plus soit 24€ de l'heure.
Pour les 60% qui ont une aide, le reste à charge pourrait atteindre 300€ par mois (30h/mois)

Les raisons invoquées de cette privatisation seraient liées au coût supporté par le budget du CCAS. Une part importante de la subvention du Conseil Départemental est prévue pour l'aide à la personne : environ 17€ par heure et par personne.

Sans ce service, la subvention pour le CCAS va être largement réduite.

Est-ce vraiment irréalisable de continuer à proposer ce service à la population de Longueau ?

La majeure partie de la subvention du département couvre les frais liés à ce service.

C'est donc un choix politique de supprimer cet acquis social que représente l'aide à la personne.

Le budget du CCAS obtient tous les ans une subvention du Conseil départemental à hauteur de 205000€.
La Mairie abonde quand à elle, à hauteur de 200000€.
La masse salariale (aides à domicile, maison des séniors, épicerie sociale, personnel administratif) revient à environ 240000€.

ll est évident que si l'aide à la personne n'est plus organisée par le CCAS, cette subvention sera moindre.

Alors quel avenir pour les personnes demandant des aides ponctuelles, pour la maison des séniors, pour l'épicerie sociale ?

 

Et que deviennent les 15 salariés de l'aide à domicile ? 

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Clairement, lors d'une réunion récente, les professionnels ont appris qu'ils devaient chercher un autre emploi, qu'ils pouvaient se rapprocher des organismes privés et associatifs qui existent autour de Longueau. Ils sont sous contrat de droit privé dans un organisme public, ils ne sont pas employés territoriaux, Ce ne sont pas les aides pour passer le permis de conduire qui vont leur donner un emploi !

Les organismes d'aide à la personne pourraient peut-être reprendre ces salariées, majoritairement des femmes. Elles auraient une période d'essai de 6 mois, feraient des remplacements, auraient un territoire d'interventions plus important... et aucune assurance pour leur avenir

C'est un choix politique du Maire, président du CCAS, de mettre fin aux contrats de 15 personnes le 31 décembre 2021.

Nous, élus de la liste d'opposition « Innover, Réussir, Rassembler Longueau » ne pouvons pas laisser faire cette privatisation sans réagir. Nous vous alertons, il faut maintenant montrer ensemble que nous voulons la pérenisation d'un vrai service public d'aide à la personne solidaire, performant et de qualité.